Lettre ouverte à Madame Néné Fatoumata Tall

Mme le ministre de la jeunesse

Comme la clandestinité de cette jeunesse forcée à fuire la misère du pays ( sans emploi, corruption à ciel ouvert, bradage des ressources…), ma conscience me dicte d’user de mon mur afin de m’adresser à vous.
Dors et déjà, excusez ma condescendance tout en sachant ce le seul canevas d’expression qui m’est offert.

Mme le ministre
Que pensez vous de cette situation chaotique,
Vous gérez un ministère purement politique et qui n’est que le reflet d’une vision médiocre à la hauteur de son prestataire?
Que pensez vous des départs massifs d’immigrants clandestins (1521) cette semaine déjà arrivés à destination en Espagne et dont certains, leurs habits et chaussures sont difficilement repoussés par les vagues mélancoliques de la méditerranée.

Que dites vous de votre politique d’emploi dont ne bénéficient que le cercle des privilégiés jeunes du parti au pouvoir qui laisse sur les carreaux des milliers de jeunes nécessiteux?
Il vous suffit pourtant d’un simple clin d’oeil sur le tableau sombre de l’OIT et d’autres statistiques d’ailleurs (ARAA) pour vous apercevoir de cette facheuse mascarade de politicards de poudre aux yeux àces jeunes qui arpantent sans pitié les couloirs sombres et chaotique de la méditerranée à la recherche de pitance.

C’est vrai que le président a beaucoup investi dans des politiques publiques de développement et dans plusieurs secteurs
Mais le même gouvernement du Sénégal que vous avez l’insigne honneur de représenter en tant que  » ministre de la jeunesse  » devrait davantage s’interroger sur l’échec de ses manoeuvres non pas en ré ajustant vos programmes à l’endroit de cette vaillante jeunesse mais surtout en trouvant mieux que vous, puisque jusque-là vous avez lamentablement échoué.
Nul doute Mme le ministre,

Il ne suffit pas de vanter les prouesse du président de la République dans les ondes sonores qui obscurcissent les réalités vexatoires de notre pays ni de remettre un bandage sur la plaie mais de soigner la plaie en tant telle.

La jeunesse de notre pays souffre, vous devriez aussi Mme le ministre souffrir à leur coté. Car le programme de leur bien-être se trouve entre vos mains.

MOISE KAMA
Président de l’association des jeunes de la CEDEAO_Asojec

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