OUMAR SECK NDIAYE SUR LE TRAITEMENT MEDIATIQUE DES ENFANTS : « Les enfants ne sont pas un sujet qui accroche »

OUMAR SECK NDIAYE SUR LE TRAITEMENT MEDIATIQUE DES ENFANTS : « Les enfants ne sont pas un sujet qui accroche »

Le journaliste, consultant  et critique médias, Oumar Seck Ndiaye a expliqué, mardi les raisons du faible intérêt apporté par les journalistes dans le traitement des faits touchant les enfants.

« Les enfants ne sont  pas un sujet qui accroche, sauf s’il y a une catastrophe. La course au scoop aussi est une des raisons qui font qu’il y a un faible intérêt éditorial constaté dans le traitement médiatique de l’enfant. Les journalistes s’intéressent plus à la politique que les sujets concernant l’enfant », a-t-il dit lors du forum d’échanges avec les journalistes sur la protection de l’enfant au Sénégal qui a eu pour thème:  « Quels rôles pour les médias ? » initié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest. Sa communication a porté sur : « Les enfants et les médias : quel intérêt éditorial ? » Selon lui, les enfants ne sont que de simples sujets d’information qui ne sont évoqués que dans les pages faits divers ou traités comme des sujets à caractère sensationnel. Le journaliste a fait aussi savoir que « le sujet ne passionne pas », prenant exemple sur les documents produits sur les enfants et qui ne sont jamais regardés. « Les médias ne parlent des enfants que pour manipuler des foules. Ce fût le cas lors de la guerre d’Irak au cours de laquelle les américains ont accusé Saddam Hussein, qui dirigeait à l’époque le pays d’avoir bombardé une couveuse tuant du coup 300 enfants, ce qui était totalement faux », a soutenu le critique médias. Pour lui, certaines images et informations parlant des enfants sont utilisées par les médias comme instrument dans le but de toucher les foules, rappelant que « l’intérêt éditorial est quasi inexistant ». Sur les programmes pour enfants, Oumar Seck Ndiaye explique qu’ils viennent d’ailleurs et « sont aussi produits par des personnes étrangères avec des buts précis comme la promotion de l’homosexualité ». Pour résoudre ce problème, le consultant suggère aux journalistes de s’imprégner des Droits des enfants, insistant sur le fait qu’ils doivent aussi savoir comment utiliser l’image de l’enfant dans les médias. « Il ne faut jamais faire parler un enfant sans l’autorisation de ses parents. Il y a un manque de créativité et de volonté », a-t-il lancé. Un autre panéliste, Bouna Manel Fall qui est aussi spécialiste en droit des medias a déclaré que « l’enfant est l’angle mort du traitement journalistique ». Fall a déploré la discrimination entre les enfants faite par la presse dans le traitement des sujets touchant à l’enfant. « Les enfants ne sont pas le pain quotidien des medias », a-t-il déclaré.

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