Guerre au Moyen-Orient: la croissance mondiale revue à la baisse par le FMI
Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale. Celle-ci risque d’être limitée à 3,1% en cette année 2026, contre 3,3% prévu précédemment. Rares sont les pays à sortir indemnes sur le plan économique de cette guerre au Moyen-Orient.
C’est la douche froide pour de nombreux pays qui espéraient encore de bonnes conditions de croissance en début d’année. La guerre au Moyen-Orient, commencée le 28 février, a rebattu les cartes, selon le FMI.
Les régions du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie-centrale sont les plus touchées avec une croissance divisée par deux. Ce sont des zones qui sont directement impliquées dans la guerre au Moyen-Orient, soit parce qu’elles sont au cœur du conflit, ou qu’elles dépendent des hydrocarbures. Même constat pour l’Europe, qui perd 0,2% de croissance. À l’inverse, l’impact est minime pour les principaux pays émergents comme la Chine.
Si le choc énergétique est massif à l’échelle mondiale, le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, explique qu’il est incomparable aux deux chocs pétroliers des années 1970 : « L’économie est nettement moins dépendante du pétrole que dans les années 1970. Il y a beaucoup d’autres sources d’énergie, le nucléaire ou les renouvelables entre autres. Et l’économie mondiale est devenue plus efficace concernant ses besoins énergétiques pour produire de la richesse, ce qui explique sa résilience. »
Autre grand gagnant économique de ce conflit : la Russie, dont les prévisions de croissance sont revues à la hausse, en raison de la flambée des prix du pétrole.

