REVUE DE PRESSE DU 25 JUIN 2022

1- Déstabilisation du Sénégal : BBY pour la création d’un vaste Front pour la Paix et la République

Benno Bokk Yaakaar (BBY), face à la presse vendredi, appelle toutes les forces vives de la nation à la création d’un vaste Front pour la Paix et la République. Parce que, dit-elle, le Sénégal fait face à une entreprise multiforme de déstabilisation.

La perspective de l’exploitation du gaz, dès 2023, aiguise les appétits mortifères. Le contexte des élections législatives du 31 juillet 2022 est aujourd’hui mis à profit pour tenter de jeter par terre tous les principes de l’Etat de droit au Sénégal. C’est du moins le constat fait par les camarades de Talla Sylla face à la presse.

Ainsi la coalition de la mouvance présidentielle veut défendre le calendrier républicain par l’organisation pacifique des élections législatives le 31 juillet 2022 ; la paix publique, la stabilité ainsi que la cohésion sociale contre tout extrémisme violent érigé en stratégie par une partie de l’opposition ; l’Etat de droit et les institutions républicaines et permettre ainsi au Sénégal de continuer d’être la seule république toujours debout ; la souveraineté pleine et entière du Sénégal pour exploiter ses ressources naturelles au profit de ses seules populations d’abord afin que notre pays poursuive sa marche résolue vers l’émergence.

Alors face à « ce double péril de déstabilisation et de fragilisation de notre économie, Dr Malick Diop et Cie appellent les Sénégalais à rester debout et barrer la route aux aventuriers et pourfendeurs de la cohésion nationale ». (senego)

2- Protestation : La coalition Yewwi Askan Wi a envoyé sa lettre au Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme

Comme annoncé il y’a quelques jours, par le Dr Cheikh Tidiane Dieye, la coalition Yewwi askan Wi a saisi Madame Micheline Bachelet, Haut-Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’Homme pour lui demander d’interpeller le Gouvernement du Sénégal « sur les violations massives des Droits  de l’Homme, les arrestations arbitraires de manifestants pacifiques ainsi que d’élus et les pertes en vies humaines restées impunie ». 

Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, les leaders de Yewwi Askan Wi soulignent que « Cette lettre reprend, presque mot pour mot, celle que Macky Sall, opposant, avait envoyé aux Nations-Unies en 2011. Preuve qu’il utilise les méthodes qu’il dénonçait et qu’il a trahi les promesses faites au peuple sénégalais lorsqu’il briguait les suffrages »

La coalition Yewwi Askan Wi annonce, dans les prochains jours, « d’autres actions en direction de la CEDEAO et de l’Union africaine dont il est le Président »

3- Visite de Macky à Tivaouane : Des membres de Pastef convoqués par la police

Dans le cadre des activités liées à la célébration du Centenaire de El Hadj Malick SY, le Président de la République Macky Sall doit se rendre dans la ville sainte ce samedi 25 juin. Ce vendredi dans l’après-midi, deux responsables de Pastef ont été convoqués par la police. Il s’agit de Alioune Badara Mboup, coordonnateur du parti dans la ville sainte et Mame Faye, la responsable des femmes. 

Au sortir de la convocation, Alioune Badara Mboup a révélé que le commissaire leur  a fait « part de bulletins de renseignements qui parlent d’un groupe de militants de PASTEF renforcés par d’autres venus de Dakar aidés par des militants du PUR pour saboter la visite du Président de la République qui doit participer demain à la cérémonie de commémoration du centenaire de Seydi Elhadji Malick SY, notre vénéré Guide ». Face à ces allégations, le coordinateur de Pastef parle d’un « récit surréaliste, mensonger et inventé par les renseignements généraux ». Poursuivant, Alioune Badara Mboup explique que « ces groupes organisés, dont je serais le cerveau, seraient logés chez Mame Faye responsable des femmes de PASTEF Tivaouane et auraient l’intention de porter des tee-shirts rouges estampillés  » MACKY DÉGAGE -NON AU TROISIÈME MANDAT -MACKY ASSASSIN  ».

Ce responsable de Pastef rejette catégoriquement ces accusations portées à son encontre. « PASTEF Tivaouane, à travers ma personne, informe et prend à témoin l’opinion qu’il n’a jamais et ne compte jamais saboter la visite d’un hôte fut-il le Président de la République, qui viendrait à Tivaouane pour un évènement religieux aussi important qui célèbre notre vénéré Guide. » Selon le sieur Mboup, « PASTEF Tivaouane tient à plus que quiconque à la réussite du centenaire de notre vénéré Guide Seydi Elhadji Malick SY, célébré par tous les musulmans ».

4- Attaques de l’opposition : ‘’La Justice ne cherche ni à plaire, ni à déplaire et ne saurait non plus être intimidée ou distraite’’ (Ministère)

Les commentaires et critiques faites à hue et à dia, ces derniers temps et qui prennent pour cible le ministère de la Justice ont poussé la chancellerie à briser le silence pour remettre les pendules à l’heure. C’est à travers une déclaration lue par le magistrat Yakham Lèye, portant la parole du ministère de la Justice, que les collaborateurs du ministre Me Malick Sall sont sortis de leur mutisme pour se faire entendre.

Malgré la survenance, par moments, de tensions politiques sporadiques, il est important de relever que le peuple sénégalais, et la classe politique, en particulier, ont toujours su surmonter les divergences de vues, pour préserver l’essentiel, à savoir, cette volonté de vie commune qui a été et qui doit demeurer l’essence et le ciment de notre Nation.

La justice, à l’image des autres institutions Constitutionnelles, n’est pas épargnée par les coups de boutoir. Elle reste pourtant le gage d’une paix durable et d’un environnement socio-économique serein ; elle constitue le dernier rempart de l’État de droit, la gardienne des libertés. Nul n’a intérêt à l’affaiblir, et tous devraient contribuer à la soutenir et la renforcer. Elle est l’incarnation de l’équilibre entre la puissance de l’État et l’exercice des libertés individuelles et collectives, mais aussi le garant de l’effectivité de la règle de droit et du respect, par chaque individu, des droits et de la propriété d’autrui.

La justice ne peut pas et ne doit pas être distribuée au gré de surenchères médiatico-politiques ou des besoins contingents de quelques personnes, quel que soit le bord où elles se situent. Elle doit demeurer intransigeante par rapport aux principes qui la gouvernent. Elle ne cherche ni à plaire, ni à déplaire et ne saurait non plus être intimidée ou distraite. (dakaractu)

5- Manifestations à Ziguinchor : Seydi Gassama alerte « Des contingents d’éléments du GMI en renfort pour interdire et réprimer »

Le préfet de Ziguinchor a interdit la marche des jeunes de la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw) qui était prévue ce vendredi 24 juin dans la capitale du Sud. Il a motivé sa décision sur des raisons de sécurité, de menaces réelles de troubles à l’ordre public et sur une violation de l’article L61du Code électoral.

Toutefois, les potentiels manifestants ne comptent pas se laisser faire. Selon des informations de Seneweb, ils envisagent de mettre en place une nouvelle stratégie, afin d’investir la rue pour exiger la libération de leurs camarades détenus, dont l’activiste Guy Marius Sagna.

Mais, en attendant, les forces de l’ordre ont pris d’assaut la ville méridionale avec un nombre qui n’est pas à négliger. Une information confirmée par Seydi Gassama d’Amnesty International. 

Ainsi, il a alerté l’opinion publique. « Le gouvernement du président Macky Sall envoie en renfort des contingents d’éléments du Gmi à Ziguinchor, non pas pour encadrer les manifestations et leur permettre d’exercer un droit fondamental en démocratie, mais pour interdire son exercice et réprimer », a écrit le droit-de-l’hommiste sur Twitter, ce jour.

Guy Marius Sagna et 33 autres personnes seront jugés le 28 juin prochain pour participation à une marche non autorisée et trouble à l’ordre public. Les faits se sont déroulés le vendredi 17 juin dernier. 

Clôture de la 34e édition de la Semaine nationale de l’Enfant : Ndèye Saly Diop Dieng contre toute forme de maltraitance

Les rideaux sont tombés sur la 34e édition de la Semaine nationale de l’Enfant (SNE). Lancée le 16 juin à Sédhiou, en même temps que la célébration de la 32e Journée de l’Enfant Africain (JEA), la SNE a été clôturée ce 23 juin 2022, dans le département de Keur Massar, par le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants.

Keur Massar a battu le record de mobilisation lors de la clôture de la Semaine nationale de l’Enfant. Venue présider la cérémonie, le ministre Mme Ndèye Saly Diop Dieng a rendu un vibrant hommage aux enfants, avant d’appeler au renforcement de la mobilisation pour assurer leur protection contre toutes les formes de maltraitances.

Le Sénégal, pour sa part, accorde plus que jamais une attention particulière à la promotion des droits et la protection des enfants, placées au cœur du capital humain.

Selon Mme le ministre, le Sénégal dispose, en outre, de moyens de protection de l’enfant et des Comités Départementaux de la Protection de l’Enfant (CDPE) sont installés sur l’étendue du territoire national grâce à l’adoption en 2013, de la Stratégie nationale de la Protection de l’Enfant (SNPE).

Le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, avance que de grands pas ont été réalisés dans ce domaine. En plus de l’adoption de la SNPE, des lois sont votées pour protéger davantage les enfants (loi contre le viol et la pédophilie, les MGF, le travail des enfants, le mariage précoce des enfants…).

Cette cérémonie a aussi été l’occasion pour les enfants, de s’exprimer. Et, les activités de cette année se sont tenues autour du thème « Élimination des pratiques néfastes affectant les enfants : progrès sur les politiques et pratiques depuis 2013 ».

6- Actu internationale

• Mali  
– Assimi Goïta a promulgué la nouvelle loi électorale

Le décret présidentiel a été publié au Journal officiel. Le président de la transition entérine donc le texte adopté par le Conseil national de transition, l’organe législatif, il y a une semaine. Un document crucial pour la suite de la transition et notamment une éventuelle levée des sanctions contre le Mali, renseigne Rfi. Mais un document controversé également, car profondément remanié par le CNT.

– Goodluck Jonathan à Bamako, une visite rapide, discrète et décisive

Le médiateur de la Cédéao pour le Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, est arrivé à Bamako jeudi 23 juin dans l’après-midi et est reparti ce vendredi à la mi-journée. Une énième visite, aussi rapide que discrète : ni la Cédéao, ni les autorités maliennes de transition n’avaient souhaité communiquer officiellement sur la venue du médiateur. Qui n’a lui-même confirmé qu’à la mi-journée, au moment de son départ et sur les réseaux sociaux, qu’il avait bien rencontré le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, ainsi que d’autres officiels maliens.

• Avortement : Emmanuel Macron déplore la « remise en cause » des libertés des femmes par la Cour suprême des Etats-Unis

Le président français Emmanuel Macron a regretté vendredi la «  remise en cause» par la Cour suprême des États-Unis des libertés des femmes, soulignant que «l’avortement est un droit fondamental pour toutes les femmes».  « Il faut le protéger. J’exprime ma solidarité avec les femmes dont les libertés sont aujourd’hui remises en cause par la Cour suprême des États-Unis d’Amérique », a-t-il affirmé dans un twitt parcouru par Rfi..

• Maroc : Cinq migrants morts lors d’une tentative d’entrée dans une enclave espagnole

Cinq migrants d’origine africaine ont trouvé la mort et 76 autres ont été blessés, dont 13 grièvement, lors d’une tentative massive d’entrée ce vendredi matin dans l’enclave espagnole de Melilla, au nord du Maroc, selon les autorités locales marocaines. Par ailleurs, 140 membres des forces de l’ordre ont été blessés, dont cinq grièvement, au cours de leur intervention pour empêcher les migrants de pénétrer dans l’enclave espagnole, indiquent ces autorités locales dans un communiqué transmis à l’AFP.

7- Actu sports

• Meeting de Dakar de ce Samedi 25 Juin : La liste des 39 Sénégalais dévoilée

La Direction technique nationale (DTN) a dressé une liste de 39 athlètes sénégalais devant prendre part au Meeting international de Dakar, prévu ce samedi 25 juin 2022, à l’annexe du stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, informe Wiwsport.

16 filles et 23 garçons représenteront le Sénégal à cette édition 2022 du Meeting international de Dakar, qui fait son retour après 7 années d’absence. Les têtes d’affiche de l’athlétisme sénégalais sont tous présents, avec notamment les trois médaillés des derniers Championnats d’Afrique : Sangoné Kandji, Saly Sarr et Frédéric Mendy. Les Sénégalais sont principalement inscrits dans les épreuves de courses.

Lors des derniers Championnats d’Afrique, le spécialiste du 110 m haies, Louis François Mendy, avait chuté d’entrée. Il sera de la partie ce samedi.

Cheikh Tidiane Diouf sera l’un des grands absents de l’évènement. Contraint d’arrêter la compétition en demi-finale du 400 m, à l’Ile Maurice pour cause de blessure, il suit un programme de rééducation en France. Par conséquent, il ne sera pas apte pour le Meeting international de Dakar.

• Eliminatoires CAN Beach Soccer – Le Sénégal jouera le Cameroun !

L’équipe nationale du Sénégal de Beach Soccer connaît son prochain adversaire pour décrocher la qualification pour la CAN Mozambique 2022.

Le tirage au sort est effectué ce matin à Maputo. Les 14 équipes engagées dans ces éliminatoires sont à la course des 7 billets qualificatifs pour la 12e édition de la CAN de Beach Soccer. Au total, 8 équipes joueront la compétition, en plus du pays hôte, le Mozambique, renseigne Wiwsport.

Le Sénégal jouera le Cameroun pour une double confrontation dont le match retour aura lieu à domicile. Les dates du 22, 23 et 24 juillet sont calées pour les matchs en aller. En retour, ils se joueront les 5, 6 ou 7 juillet prochains.

Les affiches des éliminatoires :

Seychelles v Madagascar

Comores v Ouganda

Malawi v Tanzanie

Lybie v Nigeria

Cote d’Ivoire v Maroc

Cameroun v Sénégal

Ghana v Egypte

Sencaféactu

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