UCAD : Abdoulaye Ba, un espoir brisé au cœur des manifestations
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est encore sous le choc. Hier, lors des manifestations qui ont éclaté au sein du campus, Abdoulaye Ba, jeune étudiant, a tragiquement perdu la vie. Une disparition brutale qui plonge sa famille, ses camarades et toute la communauté universitaire dans une profonde douleur.
Abdoulaye Ba n’était pas seulement un étudiant parmi tant d’autres. Il était orphelin de père, et surtout l’unique soutien de sa mère, pour qui il représentait à la fois un fils, un espoir et une promesse d’avenir. Sa mort laisse derrière elle une mère endeuillée, désormais seule face à une réalité cruelle, et une société interpellée.
Comme beaucoup de jeunes Sénégalais, Abdoulaye portait en lui des rêves simples mais puissants : réussir ses études, améliorer les conditions de vie de sa famille et contribuer, à sa manière, au développement de son pays. Ces rêves se sont effondrés en quelques instants, dans un contexte de tensions récurrentes au sein de l’espace universitaire.
Ce drame remet une fois de plus sur la table la question de la sécurisation des manifestations, du dialogue entre autorités et étudiants, mais aussi de la protection de la vie humaine, qui ne devrait jamais être sacrifiée, quelles que soient les revendications. La mort d’un étudiant sur un campus universitaire constitue un échec collectif et un signal d’alarme pour l’ensemble de la nation.
Aujourd’hui, l’UCAD pleure l’un de ses fils. Le Sénégal pleure un jeune dont l’avenir a été arraché trop tôt. Au-delà de l’émotion et de l’indignation, la mémoire d’Abdoulaye Ba doit nous obliger à réfléchir, à agir et à tout mettre en œuvre pour que plus jamais un étudiant ne perde la vie dans l’exercice de son droit à s’exprimer.
Abdoulaye Ba s’en est allé, mais son histoire doit rester vivante, comme un rappel douloureux de l’urgence de préserver la jeunesse, véritable richesse de notre pays.
Hamady Elhadji NIANE

