Crise au sommet de l’État : L’operateur économique Serigne Momar Sokhna appelle les religieux à réconcilier Diomaye et Sonko
La crise au sommet de l’État préoccupe les acteurs économiques. Face aux tensions entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, Serigne Momar Sokhna sort de sa réserve. L’opérateur économique, président du Grand Mouvement pour le développement du Sénégal, lance un appel solennel aux autorités religieuses pour qu’elles s’impliquent dans la réconciliation des deux hommes. Pour lui, l’avenir économique du pays et le bien-être des populations exigent un retour au dialogue. « Ce qui se passe actuellement dans le pays me préoccupe et m’amène à réfléchir, parce que je fais partie de ceux qui développent le pays et de ceux qui y travaillent », confie Serigne Momar Sokhna.
À ses yeux, la situation est préoccupante. Il estime que les responsables des principales institutions de la République doivent dépasser leurs divergences politiques pour privilégier l’intérêt général. Il les invite à se serrer la main, à mettre de côté leurs différends et à engager un dialogue sincère, tout en appelant leurs alliés et leurs militants à adopter la même posture. Pour cet opérateur économique, le Sénégal ne peut se permettre de s’enliser dans une crise politique alors que les difficultés économiques et sociales continuent de peser sur les citoyens. Il redoute que les rivalités politiques et les blocages institutionnels ne compromettent les efforts de développement.
Un appel pressant aux guides religieux pour rapprocher les deux camps
C’est dans ce contexte que Serigne Momar Sokhna interpelle directement les autorités religieuses du Sénégal. Il appelle les guides spirituels, les évêques et l’ensemble des autorités morales à prendre leurs responsabilités pour contribuer à apaiser les tensions et faciliter le rapprochement entre les principaux acteurs politiques. Selon lui, les chefs religieux disposent d’une capacité d’influence et de médiation susceptible de favoriser un climat plus serein. Il les exhorte à s’impliquer activement pour que les différends politiques ne prennent pas le dessus sur les intérêts fondamentaux du pays. « Le peuple doit pouvoir régler ces questions, notamment en s’appuyant sur les figures religieuses qui ont la capacité d’apaiser les tensions », souligne-t-il, insistant sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité nationales. Le président du Grand Mouvement pour le développement du Sénégal estime que les crises politiques, économiques et sociales s’accumulent et rendent indispensable une mobilisation collective. Il appelle ainsi les responsables politiques à se retrouver autour d’une table, à discuter des difficultés du pays et à rechercher des solutions consensuelles.
L’intérêt économique du Sénégal au-dessus des ambitions politiques
Au-delà de la réconciliation entre les deux camps, Serigne Momar Sokhna plaide pour une approche fondée sur la responsabilité et la préservation des intérêts économiques du Sénégal. Il rappelle que les échéances présidentielles de 2029 ne doivent pas servir de prétexte à une confrontation permanente entre les acteurs politiques. Évoquant les précédentes alternances, notamment sous Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, il soutient que les responsables politiques doivent être capables de gérer leurs divergences sans compromettre le fonctionnement du pays.
Pour lui, l’heure n’est ni à la surenchère ni à la recherche d’une position dominante dans l’espace politique. Elle est plutôt à l’unité, au dialogue et à la recherche de solutions aux difficultés auxquelles les Sénégalais sont confrontés au quotidien. « L’intérêt supérieur du Sénégal, qui est l’intérêt du peuple, réside dans l’entente entre les dirigeants », fait-il valoir en substance. Serigne Momar Sokhna invite ainsi les autorités religieuses à jouer pleinement leur rôle de médiateurs afin de rapprocher les positions, de consolider la paix et de permettre au pays de poursuivre sa marche vers le développement. Son message est clair : au-delà des ambitions politiques et des divergences partisanes, la stabilité du Sénégal et le bien-être de ses populations doivent rester la priorité.

