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LUTTE CONTRE LE PALUDISME:Les élus locaux du Sénégal et de la France unissent leurs forces

En marge des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, l’Association des élus locaux contre le paludisme (ELCP), en partenariat avec l’Association des maires du Sénégal (AMS) a organisé hier une rencontre d’échanges. Cette initiative vise à renforcer la coopération entre les élus sénégalais et français et à mobiliser les collectivités territoriales autour de l’objectif d’élimination du paludisme au Sénégal à l’horizon 2030.

La lutte contre le paludisme s’invite au cœur de la coopération décentralisée entre le Sénégal et la France. Les élus locaux des deux pays ont décidé de mutualiser leurs expériences et leurs moyens pour apporter une contribution plus importante à l’élimination de cette maladie. Une initiative qui se matérialise par la mise en place d’une coalition des élus territoriaux contre le paludisme, avec l’ambition de faire du combat contre ce fléau une priorité des collectivités territoriales. Pour Oumar Bâ, président de l’Association des maires du Sénégal (AMS), cette initiative marque un tournant dans les relations de coopération entre les élus locaux des deux pays. Il s’agit désormais de dépasser les cadres traditionnels de collaboration pour concentrer les efforts sur un défi majeur de santé publique. « Nous avons décidé de spécialiser nos initiatives, d’identifier un défi majeur pour le Sénégal et d’orienter nos initiatives d’élus locaux pour la prise en charge de ce fléau qu’est aujourd’hui le paludisme », explique-t-il. Dans cette dynamique, les deux associations de maires, celle du Sénégal et celle de France, entendent jouer un rôle d’impulsion et d’accompagnement. L’objectif est de fédérer les collectivités territoriales autour d’actions concrètes, en renforçant notamment les échanges d’expériences et la collaboration avec les ministères de la Santé. Pour Oumar Bâ, les collectivités disposent de leviers importants à travers leurs budgets, leurs partenariats et leurs initiatives locales. Conscient que les collectivités ne peuvent, à elles seules, mobiliser les 30 milliards nécessaires à l’effort financier évoqué, le président de l’AMS estime néanmoins qu’elles peuvent apporter une contribution significative. Il préconise notamment l’identification de projets collectifs, leur élaboration et leur soumission aux partenaires techniques et financiers, aussi bien en France qu’auprès des institutions internationales. « Nous voulons avoir un programme très ambitieux, avec un plan d’action d’ici 2030, et aller mobiliser les ressources pour contribuer à la lutte contre le paludisme », souligne-t-il. Président des élus locaux contre le paludisme et maire adjoint de Paris chargé de la Jeunesse, Mams Yaffa inscrit cette mobilisation dans une ambition commune : parvenir à zéro paludisme au Sénégal d’ici à 2030. Se présentant également comme un fils de Tombouctou, il rappelle sa sensibilité particulière à cette problématique et insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts, notamment dans les zones du sud du pays. Selon lui, la mobilisation des élus d’origine africaine ou binationaux établis en France constitue également un atout pour renforcer cette dynamique. À travers leur engagement, ils entendent accompagner les collectivités sénégalaises et françaises qui souhaitent s’investir dans ce combat. « La dernière ligne droite est souvent la plus dure, donc il faut redoubler d’efforts collectivement », rappelle-t-il, plaidant pour une coopération renforcée et davantage d’efficacité dans les interventions.

Mame Diarra DIENG