BTP au Sénégal : construire des infrastructures, mais surtout construire des emplois
Le secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP) occupe une place stratégique dans le développement du Sénégal. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, logements, ouvrages hydrauliques et infrastructures administratives : derrière chaque chantier se trouve une ambition de transformation du territoire.
Mais aujourd’hui, une question essentielle doit accompagner chaque projet : combien d’emplois durables cette infrastructure va-t-elle créer pour les Sénégalais ?
Le chantier doit devenir un moteur d’emploi
Un investissement public ne devrait pas être évalué uniquement à travers le nombre de kilomètres de routes construits ou de bâtiments livrés. Il doit également être apprécié à travers son impact économique et social : emplois directs, emplois indirects, formation professionnelle, développement des PME locales et création de nouvelles compétences.
Chaque grand chantier constitue une véritable école professionnelle à ciel ouvert. Il peut permettre à des jeunes maçons, électriciens, soudeurs, ferrailleurs, conducteurs d’engins, géomètres, techniciens et ingénieurs d’acquérir de l’expérience et de construire leur avenir.
Donner davantage de place aux entreprises sénégalaises
Le développement du BTP doit aussi contribuer au renforcement du tissu entrepreneurial national.
Les PME et entreprises sénégalaises doivent pouvoir accéder davantage aux marchés, aux financements, aux équipements et aux grands projets. Cela suppose notamment une meilleure structuration des entreprises, un accès plus équitable à la commande publique et des mécanismes permettant aux petites entreprises de participer aux chaînes de sous-traitance.
Construire au Sénégal doit aussi permettre de faire grandir les entreprises sénégalaises.
Former pour répondre aux besoins des chantiers.
La question de la formation est également fondamentale. Le Sénégal a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner ses ambitions en matière d’infrastructures.
Il faut donc rapprocher davantage les centres de formation professionnelle, les entreprises et les grands projets publics, afin que les jeunes soient formés aux métiers réellement demandés sur les chantiers.
L’objectif ne doit pas être simplement de donner un emploi temporaire à un jeune pendant quelques mois, mais de lui permettre d’acquérir un métier, une qualification et une expérience valorisable.
Vers un BTP plus inclusif et plus territorial
Le développement des infrastructures doit enfin profiter à l’ensemble des territoires. Dakar ne peut pas être le seul centre de gravité du BTP.
Les régions de Matam, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, Ziguinchor et les autres territoires disposent d’un potentiel important en matière de construction, d’aménagement et d’entrepreneuriat.
Chaque projet réalisé dans un territoire doit contribuer à son économie locale : recrutement de la main-d’œuvre locale, recours aux fournisseurs locaux lorsque cela est possible, développement des PME et transfert de compétences.
Construire aujourd’hui pour préparer demain
Le véritable défi du BTP sénégalais est donc de dépasser la simple logique de construction physique.
Une route doit rapprocher les populations, mais aussi créer des opportunités.
Un hôpital doit soigner, mais aussi générer de l’activité économique.
Une école doit former les élèves, mais le chantier qui la construit doit également former des professionnels.
Un grand projet doit laisser derrière lui des infrastructures, mais également des entreprises plus fortes et des travailleurs plus qualifiés.
Le Sénégal a besoin d’un BTP créateur de valeur, de compétences et d’emplois durables.
Construire des infrastructures, c’est développer le pays.
Construire des emplois, c’est donner un avenir à sa jeunesse.
Construire les deux à la fois, c’est bâtir un Sénégal durable et souverain.
BTP au Sénégal : construire des infrastructures, mais surtout construire des emplois
Le secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP) occupe une place stratégique dans le développement du Sénégal. Routes, ponts, écoles, hôpitaux, logements, ouvrages hydrauliques et infrastructures administratives : derrière chaque chantier se trouve une ambition de transformation du territoire.
Mais aujourd’hui, une question essentielle doit accompagner chaque projet : combien d’emplois durables cette infrastructure va-t-elle créer pour les Sénégalais ?
Le chantier doit devenir un moteur d’emploi
Un investissement public ne devrait pas être évalué uniquement à travers le nombre de kilomètres de routes construits ou de bâtiments livrés. Il doit également être apprécié à travers son impact économique et social : emplois directs, emplois indirects, formation professionnelle, développement des PME locales et création de nouvelles compétences.
Chaque grand chantier constitue une véritable école professionnelle à ciel ouvert. Il peut permettre à des jeunes maçons, électriciens, soudeurs, ferrailleurs, conducteurs d’engins, géomètres, techniciens et ingénieurs d’acquérir de l’expérience et de construire leur avenir.
Donner davantage de place aux entreprises sénégalaises
Le développement du BTP doit aussi contribuer au renforcement du tissu entrepreneurial national.
Les PME et entreprises sénégalaises doivent pouvoir accéder davantage aux marchés, aux financements, aux équipements et aux grands projets. Cela suppose notamment une meilleure structuration des entreprises, un accès plus équitable à la commande publique et des mécanismes permettant aux petites entreprises de participer aux chaînes de sous-traitance.
Construire au Sénégal doit aussi permettre de faire grandir les entreprises sénégalaises.
Former pour répondre aux besoins des chantiers
La question de la formation est également fondamentale. Le Sénégal a besoin d’une main-d’œuvre qualifiée capable d’accompagner ses ambitions en matière d’infrastructures.
Il faut donc rapprocher davantage les centres de formation professionnelle, les entreprises et les grands projets publics, afin que les jeunes soient formés aux métiers réellement demandés sur les chantiers.
L’objectif ne doit pas être simplement de donner un emploi temporaire à un jeune pendant quelques mois, mais de lui permettre d’acquérir un métier, une qualification et une expérience valorisable.
Vers un BTP plus inclusif et plus territorial
Le développement des infrastructures doit enfin profiter à l’ensemble des territoires. Dakar ne peut pas être le seul centre de gravité du BTP.
Les régions de Matam, Kanel, Saint-Louis, Tambacounda, Kédougou, Ziguinchor et les autres territoires disposent d’un potentiel important en matière de construction, d’aménagement et d’entrepreneuriat.
Chaque projet réalisé dans un territoire doit contribuer à son économie locale : recrutement de la main-d’œuvre locale, recours aux fournisseurs locaux lorsque cela est possible, développement des PME et transfert de compétences.
Construire aujourd’hui pour préparer demain
Le véritable défi du BTP sénégalais est donc de dépasser la simple logique de construction physique.
Une route doit rapprocher les populations, mais aussi créer des opportunités.
Un hôpital doit soigner, mais aussi générer de l’activité économique.
Une école doit former les élèves, mais le chantier qui la construit doit également former des professionnels.
Un grand projet doit laisser derrière lui des infrastructures, mais également des entreprises plus fortes et des travailleurs plus qualifiés.
Le Sénégal a besoin d’un BTP créateur de valeur, de compétences et d’emplois durables.
Construire des infrastructures, c’est développer le pays.
Construire des emplois, c’est donner un avenir à sa jeunesse.
Construire les deux à la fois, c’est bâtir un Sénégal durable et souverain.
Hamady Elhadji NIANE
Journaliste – Communicant

